À l’heure où les images générées par intelligence artificielle se multiplient, Ameline Calendrier choisit une autre voie. Le fabricant vendéen de calendriers publicitaires mise sur le dessin réalisé à la main et sur le travail d’illustrateurs français pour concevoir des supports capables de conserver leur intérêt pendant toute une année.
Cette approche se concrétise notamment avec « Nos Illustrateurs », une démarche qui met en avant les artistes à l’origine des créations proposées par l’entreprise. Pierre Cesca et Galien participent aujourd’hui à ce projet, avec deux univers graphiques distincts et une même volonté : créer des images qui ne se limitent pas à un impact immédiat.
Ameline Calendrier défend une communication pensée pour durer
Contrairement à une publicité numérique ou à une publication sur les réseaux sociaux, le calendrier publicitaire s’inscrit dans un temps long. Installé dans un bureau, un atelier ou un espace d’accueil, il accompagne son utilisateur pendant plusieurs mois.
Pour Ameline Calendrier, cette durée d’exposition modifie la manière de concevoir l’image. Un visuel destiné à rester visible toute l’année doit pouvoir supporter la répétition des regards sans devenir totalement transparent.
L’entreprise fait donc le pari de créations détaillées, dotées d’une véritable identité graphique. Certaines illustrations nécessitent jusqu’à douze semaines de travail, à rebours d’une production visuelle de plus en plus automatisée et instantanée.
Le dessin à la main comme élément de différenciation
Le concept développé par Ameline Calendrier ne repose pas uniquement sur une opposition entre création humaine et intelligence artificielle. Il s’agit surtout de redonner une place au temps de création, aux choix artistiques et à la singularité du trait.
Le dessin permet d’introduire des détails, des partis pris et une narration qui invitent à regarder plusieurs fois la même image. Cette caractéristique prend tout son sens sur un calendrier : le visuel n’est pas conçu pour être consommé en quelques secondes, mais pour accompagner durablement son environnement.
« Nos Illustrateurs » : mettre les artistes derrière les images en lumière
Avec Nos Illustrateurs, Ameline Calendrier souhaite également rendre plus visible le processus créatif derrière ses collections.
Deux artistes français incarnent actuellement cette démarche : Pierre Cesca et Galien (Cédric Galerneau). Tous deux créent régulièrement de nouveaux univers pour les calendriers de la marque.
Pierre Cesca, entre évocation et souvenirs
Lauréat du #FIBDchallenge 2022 au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, Pierre Cesca collabore avec Ameline Calendrier depuis 2021.
Ses compositions jouent notamment avec la sensation de familiarité. Véhicules, personnages ou paysages semblent appartenir à une histoire déjà commencée. Ses images laissent ainsi une place importante à l’imagination de celui qui les regarde.
Appliquée au calendrier publicitaire, cette approche permet de dépasser la simple fonction décorative du visuel pour installer progressivement un univers dans le quotidien.
Galien, une approche nourrie par la bande dessinée
Auteur de bande dessinée publié notamment chez Petit à Petit et Steinkis, Galien apporte une dimension davantage narrative aux collections d’Ameline Calendrier.
Ses illustrations sont construites comme des scènes. Composition, perspective et personnages conduisent le regard et suggèrent une histoire au-delà de l’image elle-même.
Cette influence de la bande dessinée correspond particulièrement bien au principe défendu par « Nos Illustrateurs » : proposer des créations qui peuvent être observées à plusieurs reprises et révéler progressivement leurs détails.
Ameline Calendrier développe également l’illustration sur mesure
La démarche ne se limite pas aux collections existantes. Ameline Calendrier propose aux entreprises de faire intervenir ses illustrateurs sur des projets personnalisés.
Un calendrier peut ainsi représenter un métier, des gestes professionnels, des collaborateurs, un territoire ou encore des éléments caractéristiques de l’histoire d’une entreprise.
Le support change alors de fonction. Plutôt que d’ajouter simplement une identité graphique ou un logo à un calendrier existant, l’entreprise peut disposer d’une création directement inspirée de son activité et de son univers.
Du calendrier promotionnel au support de récit
Cette personnalisation ouvre de nouvelles possibilités pour le calendrier B2B. L’objet promotionnel devient aussi un moyen de raconter l’entreprise à travers l’illustration.
L’approche peut notamment servir à valoriser un savoir-faire, représenter un environnement professionnel ou créer un lien graphique avec un territoire. Le calendrier conserve sa fonction pratique tout en devenant un support de communication à part entière.
Un savoir-faire développé depuis 1984
Fondée en 1984 aux Sables-d’Olonne, Ameline Calendrier s’est spécialisée dans la fabrication de calendriers publicitaires. L’entreprise a été reprise par Pascal Boitel en 1998 avant que Jérôme Boitel n’en prenne la direction en 2018.
Au fil de son développement, la société a intégré une partie de sa production et constitué une équipe d’une dizaine de collaborateurs intervenant de la conception à la fabrication et à la commercialisation.
Cette maîtrise de plusieurs étapes de la chaîne permet notamment d’articuler création graphique et contraintes de fabrication.

Ameline Calendrier fait du temps de création une composante du produit
Avec Nos Illustrateurs, Ameline Calendrier cherche finalement à replacer le travail artistique au centre d’un objet de communication souvent considéré avant tout sous son angle pratique.
Dans un paysage visuel marqué par l’accélération de la production d’images, l’entreprise fait le choix d’un processus plus lent : travailler un dessin, construire une scène et laisser apparaître la personnalité de son auteur.
Une démarche cohérente avec la nature même du calendrier. Car lorsqu’un support est destiné à rester sous les yeux de son utilisateur pendant douze mois, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer son attention une première fois. Il est aussi de lui donner une raison de continuer à regarder.









