La vidéo d’entreprise doit souvent transmettre beaucoup d’informations en peu de temps. Présenter une activité, valoriser un savoir-faire, raconter un parcours : cette accumulation peut conduire à des formats très codifiés. Avec Studio FLF, François Lefranc explore une autre voie. Son format Time To Create emprunte au documentaire et au cinéma leurs outils narratifs pour raconter entrepreneurs, dirigeants et sportifs comme des personnages, plutôt que comme de simples porte-parole.
Que se passe-t-il quand l’entreprise cesse de parler comme une publicité ?
Une vidéo corporate traditionnelle cherche souvent à transmettre rapidement un message. Le cinéma fonctionne autrement. Il installe une atmosphère, construit une narration et laisse une place importante aux images comme aux silences.
François Lefranc transpose une partie de ces principes dans ses productions professionnelles.
Direction artistique, mise en scène, qualité de l’image et construction narrative deviennent alors aussi importantes que les informations communiquées.
Cette approche modifie la place du dirigeant face à la caméra. Il ne s’agit plus uniquement de présenter son entreprise ou son expertise. Son parcours, ses décisions et les difficultés rencontrées peuvent devenir la matière même du récit.
Time To Create transforme les parcours professionnels en matière documentaire
Cette logique prend une forme particulière avec Time To Create, le format développé par François Lefranc.
Le concept s’intéresse notamment aux entrepreneurs et aux sportifs. Au lieu de construire le film autour d’un discours commercial, la narration explore des dimensions plus personnelles du parcours.
Plusieurs thèmes peuvent ainsi entrer dans le récit :
- les sacrifices nécessaires à un projet ;
- les périodes de doute ou de difficulté ;
- la résilience ;
- les choix qui modifient une trajectoire ;
- les éléments habituellement laissés hors du discours professionnel.
Le format conserve donc une fonction de communication, mais déplace son centre de gravité. L’humain et son histoire passent avant la présentation directe d’une offre.
Cette approche répond aussi à une évolution plus générale de la communication des entreprises. Montrer uniquement ce qu’une organisation fait ne suffit pas toujours à expliquer ce qui la distingue. Le récit peut apporter cette profondeur supplémentaire.

Maîtriser toute la chaîne de production change aussi la manière de raconter
La démarche de Studio FLF repose également sur une forte polyvalence technique.
En six ans, François Lefranc indique avoir réalisé plus de 420 projets, en intervenant sur différentes étapes : écriture, production, réalisation et montage.
Son activité ne se limite pas aux films d’entreprise. Elle couvre plusieurs formats :
- publicités ;
- documentaires ;
- clips musicaux ;
- courts-métrages ;
- productions corporate.
Cette diversité lui permet de faire circuler des techniques d’un univers à l’autre. Une méthode utilisée dans un court-métrage peut ainsi nourrir un film consacré à un entrepreneur. À l’inverse, les contraintes d’une commande professionnelle imposent d’adapter les ambitions cinématographiques aux objectifs du client.
C’est précisément à cette intersection que Studio FLF construit son identité.
D’un réalisateur polyvalent à un écosystème de production
La production audiovisuelle s’est progressivement transformée en projet entrepreneurial plus large pour François Lefranc.
Autour de Studio FLF, il a développé plusieurs activités spécialisées. Le groupe rassemble aujourd’hui cinq marques. Parmi elles figure notamment Convert+, une plateforme proposant aux entreprises une formule d’abonnement mensuel pour leurs contenus vidéo.
D’autres activités concernent les films de mariage, les podcasts ou encore les contenus destinés aux collectivités territoriales.
François Lefranc a également travaillé avec des marques comme Under Armour et Speed Burger. Le communiqué mentionne par ailleurs le développement de relations avec différents acteurs français et américains de l’audiovisuel, ainsi que la création d’une LLC aux États-Unis.
Cette évolution prolonge un parcours dans lequel réalisation et entrepreneuriat avancent désormais ensemble.
Le film d’entreprise peut-il devenir une œuvre que l’on regarde vraiment ?
La question soulevée par Time To Create dépasse finalement la seule esthétique.
Une image plus travaillée ne suffit pas à rendre une vidéo intéressante. Pour emprunter réellement au cinéma, le film doit aussi disposer d’un récit, d’un rythme et d’un point de vue.
C’est sur cette combinaison que François Lefranc et Studio FLF construisent leur approche. Le dirigeant n’est plus uniquement filmé pour expliquer son activité. Il devient le personnage d’une histoire professionnelle avec ses choix, ses obstacles et ses transformations.
Time To Create illustre ainsi une évolution possible du contenu corporate : moins expliquer l’entreprise de manière frontale et davantage donner envie de comprendre les personnes qui la construisent.









