La souffrance au travail ne se limite plus à une question d’organisation ou de charge mentale. Elle révèle souvent un déséquilibre intérieur plus profond, que le cadre professionnel vient amplifier plutôt que créer. C’est cette lecture globale de la crise professionnelle que propose My First Agency, fondée par Caroline Bijaque, en reliant trajectoire de carrière et équilibre personnel.
La souffrance professionnelle : un phénomène qui dépasse le cadre du travail
Les dernières données sur la santé mentale au travail montrent une augmentation préoccupante de la détresse psychologique chez les actifs. Toutefois, réduire cette souffrance à une surcharge de travail ou à un manque d’organisation reste insuffisant. En réalité, le travail agit souvent comme un révélateur : il met en lumière des tensions internes déjà présentes. Ainsi, ce n’est pas toujours l’environnement professionnel qui crée la fracture, mais plutôt celui qui la rend visible.
Dans de nombreux cas, le malaise s’installe lorsque l’individu évolue durablement en décalage avec ses besoins profonds, ses valeurs ou ses limites. Le corps et le système émotionnel finissent alors par envoyer des signaux d’alerte.
Une génération de professionnels en état de suradaptation
Par ailleurs, le monde du travail contemporain valorise la performance, l’adaptabilité et la résilience. Si ces qualités sont souvent perçues comme des forces, elles peuvent aussi masquer des mécanismes de suradaptation. Beaucoup de professionnels avancent ainsi avec une tension permanente, nourrie par la peur de l’échec, la quête de reconnaissance ou le besoin de répondre à des attentes implicites.
Selon l’approche développée par My First Agency, cette dynamique peut conduire à une dérégulation globale : mentale, émotionnelle et physique. Le mal-être devient alors un signal de rupture, indiquant qu’un ajustement plus profond est nécessaire.
Repenser la carrière comme un espace d’évolution personnelle
Dans cette perspective, la carrière ne se limite plus à une succession de postes ou de compétences. Elle devient un espace de transformation, où les choix professionnels sont intimement liés à l’histoire personnelle et à la sécurité intérieure. Repenser sa trajectoire suppose donc de comprendre ce qui se joue en soi avant d’envisager un changement externe.
C’est sur cette base que Caroline Bijaque a conçu une approche intégrative, reliant réflexion professionnelle, travail émotionnel et conscience de soi. L’objectif n’est pas de proposer des solutions toutes faites, mais de créer les conditions d’un réalignement durable.

Vers une nouvelle lecture de la crise professionnelle
En définitive, la souffrance au travail invite à élargir notre regard. Elle questionne notre rapport à la réussite, à l’identité professionnelle et à la place que le travail occupe dans nos vies. En proposant une lecture plus humaine et systémique, des structures comme My First Agency contribuent à enrichir le débat public autour de la santé mentale au travail.
Ainsi, au-delà des dispositifs classiques, une autre voie se dessine : celle d’une compréhension plus fine des liens entre trajectoire professionnelle et équilibre intérieur.









