En France, certains secteurs économiques restent peu visibles, non par manque d’activité, mais en raison de représentations culturelles persistantes. Le strip club en fait partie. Bien qu’ancré depuis plusieurs décennies dans le paysage nocturne, il demeure rarement analysé comme une entreprise structurée. Avec SC Club, une nouvelle lecture émerge, plus entrepreneuriale et plus rationnelle, qui interroge la place de ce secteur dans l’économie française.
Un secteur réel, mais encore peu reconnu
Le strip club existe depuis longtemps sur le territoire français. Pourtant, le débat économique l’ignore souvent. Cette absence s’explique en grande partie par des amalgames fréquents avec d’autres formes d’établissements nocturnes.
Or, un strip club fonctionne comme tout ERP. Il implique des investissements importants, une gestion du personnel exigeante et un respect strict des normes de sécurité. De nombreux points le rapprochent ainsi du secteur CHR traditionnel. Malgré cela, peu d’analyses abordent son organisation ou sa rentabilité.
SC Club et la volonté de clarifier le cadre
Face à ces confusions, SC Club adopte une position claire. L’enseigne définit le strip club comme un lieu de divertissement nocturne structuré, fondé sur des prestations artistiques encadrées.
Les règles sont connues à l’avance. Les tarifs sont affichés. Les prestations restent transparentes. Les artistes comme les clients évoluent dans un cadre sécurisé et assumé.
Cette approche permet de repositionner l’activité. Le strip club n’apparaît plus comme une zone floue, mais comme un établissement à part entière, avec ses standards et ses exigences.

La franchise comme outil de structuration
Le choix de la franchise répond à un constat simple. Le marché existe. La demande est réelle. Pourtant, peu de modèles transmissibles ont vu le jour jusqu’ici.
En ouvrant son concept à la franchise, SC Club applique des méthodes connues de l’entrepreneuriat à un secteur inattendu. Le réseau repose sur la transmission du savoir-faire, l’accompagnement des franchisés et l’homogénéité de l’expérience client.
Cette démarche s’adresse à des entrepreneurs expérimentés, à des professionnels du CHR ou à des profils en reconversion, à la recherche d’un projet encadré et différenciant.
Une expertise construite sur le long terme
Le modèle SC Club s’appuie sur une maîtrise globale de l’activité. La gestion des établissements, la programmation artistique et le management des équipes suivent un cadre formalisé.
L’enseigne s’appuie également sur une école interne. Celle-ci vise à professionnaliser les artistes et à garantir une cohérence au sein du réseau. Cette logique favorise la stabilité et la fidélisation, encore rares dans ce secteur.
Cette vision trouve son origine dans le parcours de Laurent Roué, fondateur de SC Club. Présent dans le milieu du Charme depuis les années 1990, il a développé plusieurs structures emblématiques. Son expérience nourrit aujourd’hui une approche fondée sur la rigueur et le temps long.
Entre contraintes économiques et volonté de reconnaissance
Le secteur du strip club reste confronté à une forte stigmatisation. Cette perception complique notamment l’accès aux financements bancaires. Le monde de la nuit et le CHR, déjà fragilisés, souffrent encore de cette image.
Dans ce contexte, la structuration en réseau devient un levier stratégique. En apportant des standards clairs et une cohérence d’ensemble, SC Club cherche à renforcer la lisibilité économique de son modèle.
L’ambition reste mesurée. L’enseigne vise une vingtaine d’établissements en France sur une dizaine d’années. Elle privilégie la qualité des implantations et la sélection des franchisés à une croissance rapide.









