J’OSE L’IMMO repense le métier de conseiller immobilier grâce au travail à distance

28 septembre, 2026 | Entrepreneuriat & Startups, Management & RH

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Prospection, déplacements, visites, négociation et suivi administratif rythment traditionnellement le quotidien d’un conseiller immobilier. J’OSE L’IMMO expérimente une autre répartition des tâches. Le propriétaire effectue lui-même les visites de son logement. Le conseiller se concentre alors sur la commercialisation, la qualification des acquéreurs et la négociation. Ce fonctionnement permet aussi à l’entreprise d’envisager une équipe de conseillers salariés travaillant à distance.

J’OSE L’IMMO sépare la visite du conseil immobilier

Le modèle développé par J’OSE L’IMMO repose sur une distinction claire entre les missions du vendeur et celles du professionnel.

Le propriétaire connaît son logement, son quartier et son environnement. Il prend donc en charge les visites avec les acheteurs potentiels.

Le conseiller immobilier conserve les autres étapes de l’accompagnement.

Il définit la stratégie de commercialisation et prépare l’annonce. Il traite ensuite les demandes, qualifie les acquéreurs et organise les rendez-vous.

Après chaque visite, il analyse les retours avec le propriétaire. Son intervention couvre également la négociation, la vérification du financement et le suivi de la transaction jusqu’au notaire.

Le vendeur reste ainsi directement impliqué dans la commercialisation de son logement. Cependant, il ne gère pas seul l’ensemble de la vente.

Moins de déplacements pour recentrer le métier

Cette organisation modifie directement le quotidien du conseiller.

Dans un modèle immobilier classique, les visites imposent une présence régulière sur le terrain. Elles nécessitent aussi de coordonner plusieurs agendas et génèrent de nombreux déplacements.

En confiant cette étape au propriétaire, J’OSE L’IMMO souhaite libérer du temps pour d’autres missions.

Le conseiller peut notamment se consacrer davantage à la relation avec le vendeur, la qualification des acheteurs, l’analyse de la commercialisation et la négociation.

La distance géographique devient également moins contraignante.

Le modèle ouvre ainsi la possibilité de traiter certains dossiers sans résider systématiquement à proximité immédiate des biens commercialisés.

Jocelyn Tuccio s’appuie sur 27 ans d’expérience professionnelle

Le projet a été créé par Jocelyn Tuccio, fondateur et président de J’OSE L’IMMO.

Son parcours professionnel débute il y a 27 ans dans la banque et l’assurance. Il travaille ensuite dans le courtage en assurances de personnes, le financement immobilier et la défiscalisation.

Depuis une dizaine d’années, il exerce dans la transaction immobilière.

Agent commercial indépendant à Marseille et dans ses environs, il a également participé à la formation de conseillers débutants pour un grand réseau immobilier dans le quart Sud-Est.

Deux constats ont progressivement nourri son projet.

La période de confinement liée au Covid a d’abord montré les limites d’un métier fortement dépendant de la présence physique. Puis l’augmentation de son activité a soulevé une autre difficulté : maintenir le même niveau de suivi lorsqu’un seul professionnel doit gérer toutes les étapes de la transaction.

J’OSE L’IMMO découle de cette réflexion sur la répartition des missions.

Une équipe de conseillers immobiliers salariés en projet

L’entreprise souhaite maintenant appliquer ce fonctionnement à une organisation plus large.

Son objectif est de constituer progressivement une équipe de 5 à 10 conseillers immobiliers salariés en télétravail.

Le choix du salariat occupe une place importante dans cette stratégie. J’OSE L’IMMO ne souhaite pas simplement développer un nouveau réseau composé uniquement de mandataires indépendants.

L’entreprise veut construire une équipe autour de process et d’outils communs.

Cette organisation doit notamment intégrer :

  • une méthode de travail partagée ;
  • des formations et des outils communs ;
  • un suivi des indicateurs ;
  • un management structuré ;
  • une acquisition commerciale partiellement centralisée ;
  • des standards communs pour l’accompagnement des clients.

Trois conseillers ont déjà rejoint J’OSE L’IMMO sous le statut de mandataire pendant cette phase de transition. Ils pourraient évoluer vers le salariat lorsque le financement nécessaire aux postes sera disponible.

Centraliser une partie de l’acquisition des vendeurs

Le développement de l’équipe suppose également de générer suffisamment d’opportunités commerciales.

J’OSE L’IMMO cherche donc à éviter que chaque conseiller repose exclusivement sur sa prospection locale.

L’entreprise centralise déjà une partie de l’acquisition des vendeurs grâce à des campagnes numériques.

À son échelle actuelle, elle indique consacrer environ 30 euros par jour à ses campagnes Meta. Selon ses données internes, celles-ci génèrent actuellement des leads pour un coût moyen proche de 2 euros.

Le coût média d’acquisition d’un mandat resterait inférieur à 300 euros.

En utilisant une hypothèse de deux mandats nécessaires pour obtenir une vente, l’entreprise estime ainsi son coût média théorique à moins de 600 euros par transaction.

Ces performances correspondent aux observations internes de J’OSE L’IMMO à ce stade. Elles ne constituent donc pas une garantie de résultats futurs.

L’entreprise prévoit également d’ajouter Google Ads et d’automatiser davantage la distribution des leads.

J’OSE L’IMMO prépare une levée de fonds

Cette nouvelle organisation nécessite toutefois des moyens supplémentaires.

J’OSE L’IMMO prépare donc une levée de fonds, dont le montant et le calendrier n’ont pas encore été communiqués.

Le financement doit notamment soutenir le recrutement des futurs salariés. Il doit aussi permettre d’augmenter les investissements consacrés à l’acquisition et de structurer davantage l’organisation.

Un autre profil a déjà été identifié pour un futur poste de Lead Generator.

Sa mission porterait principalement sur la génération d’opportunités commerciales. Il pourrait également accompagner les conseillers dans l’utilisation des outils et des process.

L’entreprise souhaite ainsi faire évoluer son acquisition commerciale parallèlement à la croissance de son équipe.

Le conseil reste au centre du modèle immobilier

Le fonctionnement imaginé par J’OSE L’IMMO ne cherche finalement pas à supprimer le conseiller immobilier.

Il modifie plutôt la répartition de son temps.

Le propriétaire prend en charge une mission qu’il peut réaliser directement : présenter son logement aux visiteurs. Le professionnel conserve les tâches qui nécessitent davantage d’expertise commerciale et transactionnelle.

Conseiller, qualifier, suivre, négocier et sécuriser deviennent ainsi les principales missions mises en avant par J’OSE L’IMMO.

Cette organisation pourrait aussi modifier la géographie du métier. Si le conseiller n’a plus besoin d’effectuer chaque visite, une partie plus importante de son activité peut être réalisée à distance.

J’OSE L’IMMO entend désormais tester cette logique à plus grande échelle avec une équipe nationale et salariée. Le télétravail devient alors une conséquence de l’organisation de la transaction, plutôt que le simple déplacement d’un métier de terrain derrière un écran.

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